Trouver la cause de sa vie

FancyFancy ✭✭✭
juillet 2020 modifié dans Juste pour parler

Je vous raconte une histoire. Je suis réunie avec un groupe d’amies dans un resto de la Rive-Sud de Montréal, et, fidèles à nos habitudes, on fait un tour de table sur un sujet donné, cette fois sur les causes qui nous interpellent.

J’ai une amie, épileptique, qui sait forcément quelle cause appuyer. J’en ai une autre qui, brûlée suite à l’incendie de la maison familiale alors qu’elle était toute petite, sait aussi quelle cause fait battre son cœur.

Personnellement, je n’ai aucune idée quoi répondre. Oh yes, j’ai appuyé des dizaines et des dizaines de causes par le passé, mais difficile d’en choisir une seule. J’étais gênée même, tellement pour l’une et l’autre c’était évident.

C’était un 21 décembre 2015, quelque 2 ans avant que je ne sois officiellement (& fortuitement) diagnostiquée d’un cancer de l’ovaire. Stade et grade 3C pour être exacte.

Vous l’aurez deviné donc, la vie (& une mutation dans le gène BRCA) m’ont conduit vers ce qui allait devenir MA cause, une cause injustement méconnue.

Et depuis, je la fais résonner. Pour nos amies, nos filles, nos sœurs et toutes ces belles femmes dans nos vies.

J’ai eu envie de partager, parce que depuis que je fais partie de cette belle communauté de l’ovaire, je croise beaucoup de femmes qui en ont fait leur cheval de bataille ou leur mission. C’est peut-être votre cas?

Bon dimanche!

Fancy


Réponses

  • Merci pour ces beaux témoignages. Mes causes de vie sont plutôt restreintes. Je dois m'occuper de mon mari qui souffre d'Alzheimer à un stade avancé. Il ne lui reste qu'un tiers de cerveau c'est moins qu'un enfant de 2 ans.  Il aime se promener et il fait constamment le tour du village avec le chien, comme un poisson rouge dans son bocal.  J'assume donc toute la maison seule.  Bizarrement depuis le confinement il m'arrive une chose étrange, "le syndrome de la cabane" !   Je stress à l'idée de sortir, je n'ai plus envie de me promener, j'ai peur des longues distances en voiture (hyperventilation respiratoire, sensation d'étouffement)  - Pour partir à l'hôpital je dois prendre un Xanax.  J'ai des nausées et il m'arrive de vômir maintenant (10 mois que je prend Olaparib et maintenant mon estomac rouspète)  J'espère que ce n'est pas un état dépressif, je ne sais pas ! Le docteur pense à des crises d'anxiété...  Mes bilans sont encore stables. Les facteurs tumoraux sont à 5 sur 35 je dois juste continuer à prendre la vitamine D qui était très basse. J'espère que ces malaises vont disparaître.  Au plaisir de vous lire  - Amitié de Belgique
  • FancyFancy ✭✭✭
    juillet 2020 modifié

    @barbara, tout comme toi, j’ai fait du cancer de l’ovaire mon cheval de bataille. Parce qu’il a failli me coûter la vie à 48 ans (alors que je ne présentais aucun symptôme en dépit d’un stade 3C), et surtout parce qu’il y a tant à faire!

    Un peu comme toi, je me dis que si j’avais été mieux informée sur ce cancer et sur la mutation génétique BRCA, j’aurais peut-être déployé mes antennes plus rapidement et agi en conséquence.

    Un peu comme toi aussi, je me permets de raconter mon histoire, afin d’éviter que d’autres femmes ne traversent ce que j’ai traversé.

    Souvent, on me remercie de partager, sur mes réseaux sociaux notamment, où j’insiste sur l’absence d’un outil de dépistage fiable, sur la rareté des symptômes, et sur le manque à gagner côté sous si on souhaite que la recherche progresse.

    Parfois, je me dis aussi que le cancer de l’ovaire avait besoin de moi pour le faire rayonner. Évidemment oui, je me serais bien passé de ce cancer, mais j’en tire des leçons, et comme je le connais assez bien maintenant, pourquoi ne pas justement me servir de cette expérience comme d’un levier de transformation pour cette cause devenue si chère à nos yeux.

    Merci pour vos partages @barbara et @channy!

    À très bientôt, 

    Fancy



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